Depuis le 12 octobre 2025 et jusqu’au 25 janvier 2026, la Fondation Beyeler a accueilli à Bâle la première grande rétrospective suisse de l’artiste japonaise Yayoi Kusama, née en 1929 à Matsumoto.
Cette exposition, organisée en étroite collaboration avec l’atelier de l’artiste, proposait un format immersif et complet, réunissant plus de 300 œuvres dont environ 130 présentées pour la première fois en Europe.
Parcours de l’artiste

Yayoi Kusama débute son parcours artistique dans le Japon d’après-guerre, avant de s’installer à New York à la fin des années 1950. Elle y devient rapidement une figure clé de l’avant-garde, mêlant expressionnisme abstrait, minimalisme, pop art, happenings et performances anti-guerre.
Sa carrière, riche de plus de sept décennies, se caractérise par une pratique multidisciplinaire — peinture, sculpture, installation, performance, mode, littérature — et témoigne d’un engagement profond vis-à-vis de ses expériences intérieures et de sa santé mentale.
L’exposition et ce qui rend Kusama unique

La rétrospective dévoile un éventail impressionnant de ses travaux : des toiles aux motifs de « Infinity Nets » aux sculptures « Accumulations », en passant par ses citrouilles emblématiques et ses installations hypnotiques, notamment les célèbres « Infinity Mirror Rooms » créés spécialement pour l’exposition.
Ce qui distingue particulièrement Kusama, c’est sa capacité à transformer des obsessions personnelles — hallucinations de pois, filets ou citrouilles — en œuvres accessibles et universelles, créant un lien entre l’intime et le cosmique, le personnel et le collectif.

Une artiste hors du commun
Cette artiste m’était totalement inconnue jusqu’à son association en 2023 avec la marque Louis Vuitton.
L’installation monumentale sur les Champs-Elysées m’avait fait forte impression ! Non seulement ses oeuvres mais surtout sa personnalité sont hors du commun. Cette rétrospective à la fondation Beyeler m’a permis de découvrir les différentes facettes et périodes de son travail.
J’ai autant aimé ses « mirror rooms » que ses peintures des années 50. Il ne me reste à découvrir son oeuvre littéraire puisqu’elle a écrit pas moins de 14 romans dont « Manhattan Suicide Addict ». A son retour au Japon en 1973, elle choisit d’ailleurs de vivre volontairement dans un établissement psychiatrique à Tokyo où elle continue de créer quotidiennement, à 97 ans !
Respect, l’artiste !

